Historique

Historique

Le toponyme "Bel-Air", assez commun dans les anciens territoires gaulois, marquait des lieux consacrés au culte de "Belérus" ou "Belenos", dieu gaulois de la lumière, invoqué pour les guérisons, et équivalent d'Apollon dans le Panthéon gaulois.

Le château de Bel-Air actuel est une construction des années 1830, due à l'initiative d'un page du Roi Charles X, qui choisit cet endroit en raison de la proximité de ses attaches familiales, de la cité de Dinan, et de la route royale Saint-Malo-Saint Brieuc (actuelle RN176), trés importante à cette époque sans trains ni avions. L'ancienne entrée à été condamnée en 1993 par décision prefectorale, en raison des dangers présentés par cet acces privé à la 4 voies. La propriété était plus vaste à l'époque et était entourée d'au moins quatre métaieries (les Brulons , Beauregard, Trois fontaines, Beausoleil) et un moulin aujourd'hui disparu.

En 1840, le domaine est racheté par un officier d'artillerie britannique de la compagnie des Indes (Albert T ) qui s'y installe avec sa famille, suivant un véritable engouement des britanniques de l'époque victorienne pour la région Dinard-Dinan-Saint Malo, sensibles à l'attrait des rivages et du pittoresque breton, facilement accessible par mer.

En 1854, la propriété est revendue à une famille aristocratique locale (Saint M) qui la tiendra jusqu'en 1926, quant un officier belge, mal remis de sa campagne de guerre 1914-19, vient s'y installer pour profiter des vertus thérapeutiques de l'air marin et des eaux minérales de Plancoêt. Il est inhumé à Bel-Air avant la guerre de 1940, et sa veuve reste sur place jusqu'en 1940, quand la maison est réquisitionnée par les Allemands (Luftwaffe), qui installent une école de pilotes de chasse sur l'aérodrome voisin, et logent le capitaine dans la maison avec son état- major. La zône complète est donc sécurisée, y compris la route nationale qui est coupée, et les vrais avions se cachent sous les arbres de Bel-Air, pendant que la RAF bombarde des avions en bois laissés sur la piste! (avec des bombes en bois...).

En 1945, la maison est bien abimée, si bien que Madame d'O ne veut plus y habiter et propose sa location à une famille nombreuse (M) dont les parents sont enseignants au college des Cordeliers à Dinan. NB que les enfants de M vont au college des Cordeliers à pied tous les jours.

En 1988, la famille de M quitte Bel-Air, et la succession de Madame d'O décide de vendre à une SCI constituée par un entraineur de chevaux (H) , et un homme d'affaire britannique (CMG), qui nourrissent des projets d'hôtellerie mais n'y habitent plus;  si bien que l'ensemble est en assez mauvais état, quant les propriétaires actuels, un officier français et sa femme, reprennent le domaine et  emmenagent en 1994 avec leurs  enfants et le projet réalisé aujourd'hui, de redonner de la vie et du cachet à cet endroit magique.

Quant à notre fantôme, nous ne sommes toujours pas fixés sur son identité... mais prions quand même pour le repos de son âme.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 22/08/2013